LE BLOG

Mis à jour : 29 nov. 2019


De quoi je vais encore vous parler moi... ! Le « Unschooling » qu'est-ce que c'est ?

Il n'y a pas de définition claire et arrêtée. Le unschooling cela veut dire que ton enfant n'est pas scolarisé que ce soit dans une école ou "à la maison". C'est-à-dire que les parents ne suivent pas un programme, un plan, un schéma bien spécifique pour apprendre telle matière ou tel apprentissage à leur enfant. Autrement dit les apprentissages continuent à être informels. Les enfants apprennent par eux-mêmes selon ce qui les motivent à un instant T et selon leurs besoins. Les parents, bien-sûr, fournissent un environnement de qualité, riche, soutiennent leur enfant dans leurs apprentissages et sont présents pour eux pour répondre à leurs questions.


Un an à l'école Montessori : le bilan

Avant d'inscrire notre fille à l'école, nous avions déjà envisagé (j'avais déjà envisagé) de faire « l'école à la maison » mais je ne me sentais pas capable de faire des formations Montessori notamment, je n'avais pas le budget pour acheter beaucoup de matériel, je n'avais pas assez confiance en moi. Je ne me sentais pas « qualifiée », ben oui je ne suis pas enseignante à priori. Nous avons donc inscrit notre fille dans une école pour faire « comme il faut et comme tout le monde » mais nous avons tout de même choisi une école qui pratique la pédagogie Montessori (et nous en sommes ravis).

Notre fille a raté beaucoup de jours d'école soit parce qu'elle était malade, soit parce qu'elle était trop fatiguée soit parce que c'était plus simple pour nous de la garder (éviter un trajet, la ville, le stress des horaires...).

En cette fin d'année, ce que j'ai remarqué c'est qu'elle ne veut pas forcément aller à l'école, elle ne réclame jamais l'école quand celle-ci est terminée, les week-ends, lors des congés. Elle n'en parle pratiquement jamais. Elle ne parle jamais de ses copains de classe à part quand elle raconte un événement de sa journée mais rien d'insistant sur « j'ai envie de voir un tel ou une telle ». Je sais malgré tout qu'elle s'amuse et qu'elle adore son institutrice.

J'ai remarqué que lui imposer un rythme de sommeil, de brossage de dent, de lever, de petit déjeuner génère du stress chez elle car cela ne respecte pas forcément son rythme à elle. Je voudrais tellement la laisser faire à son rythme mais comme il y a "école" il faut faire ça à telle heure.

Les journées à l'école sont longues depuis que papa travaille, elle rentre fatiguée, exténuée même parfois, toute pâle et cernée. La fin de journée où nous sommes censés profiter d'elle, ensemble, ressemble plutôt à un combat de coqs par moment.

Elle réclame de plus en plus maman ces derniers temps et elle commence à me dire clairement qu'elle ne veut pas aller à l'école (même si elle adore Madame Noémie!). Oui elle aime jouer avec des petits amis de son âge ou même plus grands, elle aime surtout courir, bouger, sauter partout. Elle aime être en mouvement, c'est très important pour elle. Mais à côté de cela, cela fait un bon mois maintenant qu'elle s'énerve, crie, est frustrée, fatiguée. Parfois elle frappe même. Je ressens directement l'influence de l'école (des petits copains/copines) mais aussi les tensions qu'elle accumule et qu'elle décharge comme elle peut en rentrant. Elle envoie des signaux plutôt clairs.


"Il est dans la nature des enfants d’apprendre. Pourtant, au cours de leur parcours scolaire, nombre d’entre eux perdent le goût d’apprendre. Une des explications de ce phénomène tient au fait que les rituels scolaires n’entrent pas en résonance avec le rythme de leur curiosité. André Stern est l’incarnation d’un apprentissage et d’un développement naturels. Artiste et éducateur renommé, parent aimant, il nous montre comment les enfants fleurissent lorsque nous comprenons profondément aussi bien comment que pourquoi ils apprennent, et lorsque nous leur offrons les plus propices des conditions de croissance et de développement."

Sir Ken Robinson

Alors, je me demande... à quoi bon ? Est-ce bon pour elle ? [Bienvenue dans ma tête de jeune maman]

De mon côté, je me rends compte moi aussi que je suis tellement plus cool lorsque la journée démarre lentement, quand elle a décidé de s'éveiller, quand on prend le temps de préparer le petit déjeuner (elle est demandeuse pour faire par elle-même mais « on a pas le temps le matin »). Elle est demandeuse pour s'habiller (mais on n'a pas le temps non plus) et puis on doit partir vite car papa travaille et commence à telle heure et puis elle arrive la première à la garderie et franchement ça me fend le coeur. Je le vois bien qu'elle voudrait rester à la maison avec moi.

J'ai aussi tellement envie de passer du temps avec elle, d'être avec elle, de lui apprendre pleins de choses, de profiter de la vie avec elle ! Je me suis demandée si c'était moi qui avait du mal à couper le cordon, vous savez ce fameux "cordon". Et bien, ce serait même le cas, où est le problème ? Si ma fille est mieux à la maison, si moi je suis mieux avec elle aussi à la maison, où est le problème ? Je sais que je ne suis pas une maman "poule" qui "garde sa fille pour elle", au contraire. Je l'aide à gagner en autonomie, j'aime l'observer et m'adapter selon ses envies et besoins. J'apprends chaque jour avec elle et quand elle n'est pas là j'ai l'impression de ne servir à rien. Un autre questionnement a germé aussi chez moi du coup, est-ce la ma "voie" ou bien est-ce un espèce de maman blues parce que sa fille grandit ? Et bien je pense que c'est ma voie, celle d'être maman, d'accompagner mes enfants dans la vie du quotidien, les guider, les rassurer, les réconforter, les soigner, les pousser à devenir autonome et eux-mêmes, là je me sens tellement utile ! Est-ce que je peux en faire mon métier dites ? Même si parfois, entendons-nous bien, c'est épuisant.

Longtemps je ne me croyais pas à la hauteur pour la stimuler et répondre à ses besoins d'apprentissage mais en fait elle me fait confiance, elle veut apprendre avec moi à ses côtés. Elle a besoin de moi justement. Non je ne suis pas enseignante mais je suis sa maman et elle apprend à mes côtés depuis sa naissance alors pourquoi ne pas continuer ?

Les êtres humains, ont, la majeure partie de l'Histoire appris par eux-mêmes, sans école et sans forcément avoir de codes. Le petit humain est pré-câblé pour apprendre de toute façon. Je le vois bien avec ma fille, elle n'arrête jamais et c'est magique de voir ça !

Alors voilà, je commence à me demander si faire du « unschooling » ne serait pas la meilleure chose à faire pour ma fille et pour moi et même pour papa d'ailleurs. Car je suis aussi stressée le matin, le soir, les nuits parfois quand je dois « taper sur le clou » pour qu'elle soit prête à telle heure, qu'elle aille dormir tôt, qu'elle mange avant de partir. C'est épuisant de récolter toutes les tensions et la fatigue qu'elle a accumulé en journée... Finalement elle n'est pas bien et moi non plus. Et papa qui rentre du boulot préférerait avoir une femme et une fille sereines avec qui passer un bon moment plutôt que de devoir lui aussi subir toutes les décharges émotionnelles en plus de sa fatigue.

Mais ouf ! Nous sommes à la fin de l'année, il reste 5 jours d'école et puis 9 semaines à la maison avec maman.

Je vais en profiter pour me mettre en mode « test unschooling » et voir ce que cela donne. Je vais lui refaire une nouvelle chambre avec notamment des plateaux montessori, des nouveaux espaces pour les jeux également et prévoir des activités aussi en extérieur avec elle : des excursions, prendre le bateau, le train, aller à la mer, découvrir de nouveaux endroits, musées, expos, ludothèque etc. Mais aussi, et surtout, lâcher prise et voir ce qu'il se passe... !

A suivre...

Pour ceux que le sujet intéresse :

Je vous invite :

-> à lire les livres d'André Stern

-> à flâner sur le site de Bambichoses qui pratique aussi le unschooling

-> à suivre une famille nombreuse qui pratique également le unschooling : la Famille Weiner

-> à visionner un film (que je n'ai pas encore visionné d'ailleurs) : Être et devenir de Clara Bellar


Charlotte

Mis à jour : 28 mars 2020


Je ne fais pas les choses à moitié. Lorsque j'ai appris que j'étais enceinte, j'ai tout de suite envisagé un accouchement à la maison. Si vous voulez en savoir plus sur ce choix et le cheminement pour en arriver là, je vous invite à aller lire l'article sur le sujet. Ici je vais juste vous parler de mon accouchement en lui-même. Vous pouvez également retrouver mon témoignage complet en Podcast sur Les choses simples.

Le 9 décembre, vers 23h, je sens du liquide couler entre mes jambes, je ne suis pas sûre car c'est assez succinct mais si, ça y est, la poche des eaux s'est fissurée. Oups... C'est parti. Plus de retour en arrière possible. C'est mon premier, j'appréhende, je suis excitée et en même temps je ne sais pas ce qui m'attend exactement. Le papa prépare la zone de guerre - dans notre salon donc - et moi je vais prendre une douche (je crois que TOUTES les femmes font ça!) et pour cause, l'accouchement s'apparente à un marathon et on n'est pas franchement fraîche hein après !

J'appelle ma sage-femme pour qu'elle se mette en route, c'est mon premier et j'ai envie qu'elle soit près de moi même si le travail dure longtemps. Je n'ai pas encore de contractions vraiment douloureuses, j'ai juste le bas du ventre qui tire extrêmement fort ; mon homme me prépare Bambi (ma bouillote et mon meilleur allié dans cet accouchement). Je crois qu'il a du la remplir 60 fois sur la nuit, le pauvre. Je m'installe tranquillement sur mes matelas au sol, dans le salon à côté du chauffage. Et j'attends, je respire, j'appréhende un peu,... La douleur dans le bas ventre s'intensifie, les contractions douloureuses arrivent. Ma sage-femme va dormir pour être plus en forme pour la naissance.

4h plus tard je demande à mon mari de la réveiller parce que les douleurs s'amplifient vraiment et ça commence à être dur. Elle m'examine et malheureusement pour moi mon col n'a pas bougé...

C'est à cet instant précis où je lui ai sorti la fameuse phrase : "je ne vais jamais y arriver". Avec toute sa bienveillance elle a eu pour réponse de me regarder avec ses yeux remplis de compassion comme pour me dire : je sais ce que c'est, bien-sûr que tu vas y arriver. Elle a 4 enfants ma sage-femme donc oui elle sait ce que c'est et elle en a vu des femmes accoucher ! A ce moment dans ma tête je pense à la péridurale pour me soulager et puis à tout ce que cela impliquerait d'être transférée à l'hôpital pour - peut-être l'avoir à temps - : me rhabiller, descendre des escaliers, être dans le froid, rencontrer de nouvelles personnes, l'équipe médicale, remplir des papiers, finir le sac pour la maternité, et si elle ne marche pas cette péridurale ? En fait, non, je n'ai VRAIMENT pas envie de tout cela. Je suis bien dans ma bulle, au chaud, chez moi. Oui, j'ai mal mais ça c'est normal. Ma sage-femme me briefe un coup en m'expliquant que je dois vraiment me laisser aller, que je dois accompagner la douleur. Je la bloquais moi, je me crispais dès que j'avais une contraction et mal. C'est le fameux concept de "il faut surfer sur la vague" vous voyez ? Ben j'en étais là, il fallait que je surfe sur les contractions et sur la douleur, il fallait que je l'accompagne pour qu'elle ouvre mon col. J'ai aussi avalé des gélules homéopathiques. J'ai vomi aussi tout ce que j'avais dans l'estomac - mais je ne sais plus si c'était avant ou après les gélules -. Je n'ai rien mangé non plus malgré que j'avais préparé des fruits secs et fruits frais. Oui, c'est un avantage quand on accouche chez soi, on peut manger, boire et faire ce qu'on veut en fait !

Une fois que les contractions deviennent intenses et que la douleur s'intensifie, on perd la notion du temps. C'était vraiment difficile et long... Quand j'y pense le travail a commencé vers 23h et j'ai accouché à 13h28. Cela m'a paru être une éternité à partir de 5h du matin. J'ai beaucoup extériorisé la douleur, ça m'a fait un bien fou et ça m'a énormément aidé. A chaque contraction trop douloureuse je faisais un "Om" qui durait jusqu'au pic de la contraction et qui redescendait avec elle. Cela m'aidait à rester dans l'instant présent et vivre cette contraction plus "facilement".

Quelque temps après m'être laissée aller à la douleur mon col s'est enfin ouvert à 10 cm. C'est alors que de nouvelles sensations sont apparues : la descente du bébé "par l'arrière". Je crois que c'est ce qui m'a le plus choqué dans mon accouchement. J'ai détesté ça... plus que la douleur encore, j'avais l'impression que tout allait exploser ! Heureusement, ça a été plutôt rapide, dans mes souvenirs.

Les contractions étaient si fortes, on ne peut jamais vraiment imaginer ça avant de l'avoir vécu. A chaque contraction je transpirais, des gouttes me coulaient de partout et dans les temps de repos, j'avais froid ! Et ainsi de suite...

Ensuite le bébé descend par l'avant donc... J'étais sur le dos, semi-assise dans les bras de mon homme car j'étais épuisée. J'étais à bout, j'étais même lassée de la douleur! J'en avais juste marre. Puis les contractions se rapprochent de plus en plus pour faire sortir le bébé. Le repos est de courte durée... La sage-femme me demande si je veux voir la tête de ma fille lorsque j'ai une contraction. Et là je vois le sommet de son crâne avec ses cheveux tout noirs ; autant vous dire que j'ai reçu le coup de booste qu'il me fallait pour la dernière ligne droite ! Je donne tout à la contraction suivante et ma sage-femme me dit "bloque-la", je bloque donc une partie de sa tête pour éviter qu'elle ne remonte - zéro repos donc avant la contraction suivante - . Dans mon esprit je me dis allez dans 2 contractions elle est dehors (d'abord la tête entière et puis le corps, c'est comme ça dans les films) et finalement après la contraction suivante, en ouvrant les yeux, ma fille était sur mon ventre ! Et le comble dans tout ça c'est que je n'ai même pas eu mal quand elle est sortie ! Juste avant l'expulsion du bébé, le corps produit encore plus d'endorphines, on a un "pic"... Merci la vie, c'est bien foutu quand même.

Durant tout mon accouchement je me suis répétée que la douleur cesserait une fois ma fille sortie, je me répétais que c'était temporaire, je savais qu'à chaque contraction de vécue et de passée, c'était un pas de plus vers la fin de la douleur. Je savais que c'était une douleur nécessaire. Ce qu'il y a de "chouette" avec un accouchement physiologique c'est qu'on a du repos entre les contractions et ça aussi je le savourais sans penser à la contraction suivante. C'était un total lâcher-prise et être totalement dans l'instant présent. Je pensais aussi positivement.

C'était très très intense, incroyable, difficile, long, fatigant, beau, chaud, froid, douloureux,... Mais j'ai fait sortir un mini être humain de mon corps! Ma fille est donc née dans notre salon, devant le sapin de Noël, un 10 décembre à 13h28. Elle était toute belle, rose, chaude, pleurait fort avec ses grandes mains et ses ongles minuscules, ses 50 cm et ses 3kg200 !

C'était le moment le plus incroyable et éprouvant de toute ma vie. Personnellement, je ne trouve pas qu'un accouchement soit merveilleux, je ne trouve pas que ce soit le "plus beau jour de ma vie" car ça été extrêmement rude et douloureux même si c'est beau de mettre un enfant au monde, ce n'est pas rien. Surtout qu'après l'accouchement en tant que tel il y a encore toute une panoplie de choses qui t'attendent... Et auxquelles tu n'es pas forcément préparée. La délivrance du placenta, être recousue si besoin, l'allaitement et tout ce qui va avec, les nuits blanches, les tranchées, les courbatures, les pertes de sang pendant des jours ou des semaines, les caillots, les douleurs au bassin/dorsales éventuellement, la fatigue extrême, la rééducation du périnée ... Donc oui c'est beau une naissance mais c'est très éprouvant pour une femme. Je parlerais dans d'autres articles du post-partum et de l'importance de le préparer autant que l'accouchement et l'allaitement.

Est-ce que je l'aurai fait si j'avais su ce que ça allait être ? Oui sans hésiter.

Est-ce que j'accoucherais à la maison pour un deuxième ? Probablement oui, j'aimerais bien dans une piscine. Si ce n'est pas le cas, accouchement physiologique à l'hôpital (et qu'on ne me touche pas avec une aiguille quand j'arrive, qu'on laisse faire la nature quand tout va bien).

Je déteste cette idée "une femme sur le point d'accoucher et dans une situation grave-urgente-elle-va-mourir-et-son-bébé-aussi". Je crois qu'il faudrait un peu calmer les professionnels de la santé et aussi les mettre au courant que leurs pratiques et certains de leurs gestes peuvent justement compliquer un accouchement et engendrer d'autres manipulations complexes en cascade...

Pour moi accoucher à l'hôpital c'était dire que j'avais un problème, une maladie, un truc grave alors que ce n'était absolument pas le cas. C'était déjà laisser planer du stress autour de moi alors qu'on en a vraiment pas besoin dans ces moments-là! Tout allait bien et il n'y avait pas de raison que je n'y arrive pas. Je voulais être maître de mon accouchement, je ne voulais pas que l'on m'accouche et que l'on me dise quand souffler, quand respirer, quand parler, que l'on me fasse une épisiotomie, qu'on me mette un cathéter, une péridurale qui peut provoquer aussi des effets secondaires (et dont les femmes ne sont pas au courant avant). La péridurale diminue l'intensité des contractions, peut "endormir" le bébé, ensuite il peut avoir du mal à sortir, à téter, si c'est trop long, on doit le sortir, épisiotomie, forceps parfois ou ventouse ou pire cela termine en césarienne... Rien n'arrive par hasard et non les médecins ne sont pas des dieux et vous ne devez pas vous dire "heureusement que j'étais à l'hôpital". Si vous n'aviez pas été à l'hôpital, tout ça ne serait peut-être pas arrivé. Sans péridurale, les contractions et les hormones auraient faits leur boulot. Je parle bien-sûr ici d'un cas ou la maman et le bébé sont en bonne santé, où la maman a eu une grossesse sans encombres avec aucun symptôme laissant présagé un accouchement "compliqué" par la suite.

Je pense qu'il est temps de se poser de bonnes questions sur la manière dont nous mettons nos bébés au monde et l'impact que cela peut avoir sur nous en tant que femme et future maman mais aussi sur nos bébés. Je ne raconte pas ça pour faire culpabiliser les mamans qui prennent la péridurale non, c'est juste que pendant la grossesse on ne leur explique pas clairement les risque encouru! Et on ne leur explique pas non plus quelles sont les réactions en chaîne que la prise de la péridurale peut provoquer - ou non -.

Et vous, vous avez accouché où ? Comment s'est passé votre accouchement ? S'est-il bien passé ? Regrettez-vous certains événements ?

Un accouchement = une histoire, et moi j'adore les histoires alors si vous avez envie de partager ça avec moi, j'en serai ravie :)

Ch@



Claire

34 ans

Vaucluse, France

Maman d'une petite fille de 3 ans et demi

As-tu toujours su que tu deviendrais maman ? Non, je ne voulais pas d'enfant jusqu'à ce que je rencontre mon mari. Je n'ai jamais aimé les enfants...

Quelle image avais-tu de la maternité avant d'être maman ?

Je ne m'en faisais aucune image, je ne savais pas du tout ce que c'était avant "la maternité".

Comment se sont passés ton accouchement et ton allaitement si tu as allaité?

Mon accouchement s'est très mal passé... Je souhaitais un accouchement naturel sans péridurale et j'ai eu tout l'inverse. J'ai eu un déclenchement car je faisais de l'hypertension et mon bébé était en souffrance, cela s'est terminé en césarienne d'urgence après 13h de contractions insupportables!

L'allaitement quant à lui a été difficile pendant 1 mois et demi et puis ça a été, j'allaite toujours !

Quelques mots sur ton quotidien actuel de maman ?

Je suis une maman à temps plein comblée ! Nous pratiquons l'instruction en famille, ce n'est que du bonheur!

Qu'est ce qui est le plus difficile à gérer au quotidien dans ton rôle de maman ?

La fatigue car ma fille ne fait toujours pas ses nuits. Rester bienveillante est parfois difficile car j'ai été élevée avec beaucoup de VEO (violences éducatives ordinaires)*

*Exemples de VEO : l'insulte, le rejet, le chantage, la menace, l'humiliation, l'amour sous condition. Attention on parle bien d'actes du quotidien : "Si tu ne finis pas ton assiette, tu n'auras pas de dessert"; "Vas dans le coin et quand tu seras calmé tu reviendras" ; "Les autres enfants ne font plus pipi au lit et toi bien". Un enfant qui tombe : « tu l’as bien cherché, maintenant ne viens pas te plaindre » ;

Qu'as-tu mis en place pour y faire face ?

Le cododo* et l'allaitement m'aident beaucoup ainsi qu'une bonne répartition des tâches quotidiennes à la maison avec mon mari.

* cododo = dormir avec ses enfants (par choix). Soit la maman seule dort avec son enfant soit la chambre parentale se transforme en chambre familiale avec un grand lit ou chacun à sa place pour dormir.

Et aujourd'hui, c'est quoi la maternité pour toi ?

C'est avant tout du maternage, se faire confiance, être bienveillant. C'est de l'amour au quotidien !

Est-ce que tu changerais quelque chose dans ta vie de maman ?

Si je le pouvais je changerais mon accouchement. J'ai rêvé d'un accouchement à la maison.

Veux-tu d'autres enfants ?

Non et ce pour plusieurs raisons. Etant l'aînée d'une fratrie de 3 enfants, j'ai souffert de la différence d'amour que nous ont donné nos parents. Ensuite, nous avons mis 5,5 ans avant d'avoir notre fille et cela nous a pas mal refroidi. Et enfin, un enfant coûte un certain budget (études...) et nous souhaitons qu'elle ait accès à ce qu'elle veut.

Partage avec nous une phrase ou une citation qui te parle depuis que tu es maman

Ce n'est pas le parent qui fait l'enfant. C'est l'enfant qui fait le parent !

Merci :)


NEWSLETTER

Abonnez-vous à notre site
  • Facebook - Black Circle
  • Instagram - Black Circle
912d358c512a95dd1e069750b8ea16c0.png

 Slow Green Mama 2021