LE BLOG


Au fils de ces dernières années et de mon cheminement personnel, j'en ai fini par conclure que ce dont nous manquions tous c'est de conscience dans notre quotidien.

Être conscient de ce que nous vivons, conscient de l'instant présent, de la chance que nous avons d'être en vie et de la beauté de la vie.

Être conscient de ce que nous mangeons, respirons, décidons de faire du temps qui nous est imparti.

Être conscient de vivre, de ressentir, d'avoir des émotions.

Être conscient de nos besoins, des besoins de notre environnement.

Être conscient des besoins de nos enfants.

Être conscient de nos frustrations.

Être conscient de l'impact de nos choix.

Être dans l'instant présent, la vie c'est maintenant, ce n'est ni hier ni demain.



Vous remarquez à quel point nous sommes souvent peu connectés à ce que nous faisons et à nous-même ? Nous courrons partout,

Nous sommes distraits,

Nous fuyons nos émotions,

Nous fuyons celles des autres parfois,

Nous fuyons pour échapper à nos peurs,

Nous fuyons la dure réalité de notre vie, car oui, nous avons tous un destin commun mais c'est comme s'il était tabou : la mort.

Nous courrons dans tous les sens pour tout vivre, tout faire avant celle-ci ou au contraire, nous courrons pour oublier ce qui nous attend.


En remettant de la conscience au quotidien dans ce que nous faisons, cela nous permet de prendre conscience de l'instant présent et de tout ce que nous faisons, de chaque geste. Cela nous permet d'être plus ancré dans l'instant, d'être plus calme aussi.

La méditation permet d'arriver à cet état. Sans en faire l'apanage, c'est une pratique que j'ai découvert et qui porte réellement ses fruits chez moi. Si vous n'êtes pas (encore) branché méditation, pas de panique, vous pouvez commencer par des petits exercices tous simples pour remettre un peu de conscience dans votre quotidien.


Exercices de pleine conscience : se recentrer et évacuer


Entraînez votre esprit à penser « ici et maintenant », « là où je suis » et à ne pas ressasser hier constamment et penser à demain sans cesse (souvent dans l'incertitude et dans la peur parfois la tristesse et la colère). Si votre esprit divague, fuse, bouillonne, pense à des « choses à faire » , à des projets ou si vous avez la sensation d'être bloqué dans des émotions, d'avoir un trop plein : octroyez-vous un moment pour les noter dans un carnet ou tapez-les dans un fichier texte, parlez seul et enregistrez-les au dictaphone bref évacuez-les, mettez des mots dessus, faites-les sortir.

Lorsque vous vous rendez compte que vous faites « 10 choses » à la fois : inspirez et expirez, pensez à vous recentrer sur votre respiration et décidez de l'action à faire ici et maintenant.


Exemple : vous êtes en train de cuisiner et vous pensez à votre liste de courses, votre travail, qu'il faut acheter des nouveaux vêtements au petit dernier et sortir les poubelles le soir. Stop. Respirez et recentrez-vous sur l'action que vous êtes en train de faire. « Je coupe un oignon » « je suis en train de couper un oignon » « ici et maintenant je coupe un oignon »... Répétez-vous quelques fois la phrase décrivant l'action que vous êtes en train d'effectuer tout en respirant calmement. Cela permettra de vous connecter à l'instant présent, juste à ce moment, cet instant T. Répétez-le dès que vous en aurez besoin :)


Je pratique régulièrement cet exercice car j'ai tendance à partir aussi dans tous les sens que ce soit dans mes actions ou dans mes pensées. Cet exercice permet finalement de canaliser un peu les deux ! Effet positif et immédiat garanti.


Allez, inspirez...Expirez.... :)


Prenez soin de vous




Cela faisait un moment que je souhaitais écrire un nouvel article en rapport avec la nourriture – vous trouverez d'ailleurs mon premier article sur le sujet ici -.

Je constate sur les réseaux sociaux beaucoup d'inquiétude ou de questionnement par rapport à une éventuelle prise de poids pendant le confinement alors j'avais envie de vous partager mes astuces pour moins manger mais aussi pour manger différemment. Je ne suis pas une experte en nutrition, en diététique, je ne suis pas psychologue non plus. Je n'ai pas une alimentation « exemplaire » - faudrait-il encore définir exemplaire- mais je vous invite simplement à réfléchir et à poser des bases de réflexions sur votre façon de vous alimenter.





Se poser des questions

Cela fait des années que je suis en quête d'une meilleure alimentation et force est de constater que cela passe aussi et surtout par notre rapport à celle-ci et par notre rapport au corps. Il y a souvent une dimension émotionnelle importante et une recherche de plaisir dans le fait de manger. La première étape consiste donc à se poser des questions sur son propre rapport à l'alimentation ainsi que le rapport que l'on entretient avec son corps.

Pourquoi mangez-vous ? Comment vous sentez-vous après avoir mangé ?

Quels aliments aimez-vous vraiment ?

Mangez-vous par plaisir ? Parce qu'il le faut ? Parce que vous vous ennuyez ? Parce que vous êtes triste, en colère, fatigué, joyeux... ?

Avez-vous des « tocs », des compulsions, des addictions à certains aliments ?

Pourquoi vous posez-vous des questions sur votre alimentation ? Pourquoi vous pose-t-elle problème ? Pourquoi voulez-vous changer votre façon de vous alimenter ?

Toutes les réponses à ses questions (et d'autres) vous aideront à avancer et à instaurer de nouvelles habitudes alimentaires sur le long terme.

Dans vos réponses, soyez honnête avec vous même, peu importe que ce soit « bien ou mal » dans cette réflexion, il faut simplement faire un état des lieux, VOTRE état des lieux. Si vous vous enfilez 2 paquets de Pim's alors que vous venez d'avoir une très mauvaise nouvelle, prenez-en note. Si vous mangez 3 assiettes après votre sport, actez-le. Le but n'est pas de se flageller, de se juger mais de dresser un état des lieux de sa façon de manger pour pouvoir ensuite y apporter des changements.

Commencer son cheminement par se poser ce type de questions me semble essentiel si vous voulez avancer et ancrer de nouvelles habitudes alimentaires. Commencer un régime quelconque sans avoir au préalable fait un « travail sur soi et son rapport à l'alimentation » c'est un peu comme prendre des anti-douleurs pour des migraines à répétition sans aller voir derrière d'où elles viennent. Ça va aller un temps et puis ça reviendra.

Faire cet état des lieux, en conscience, vous permettra déjà d'assimiler des comportements ou réactions et vous verrez que vos futurs choix en seront déjà teintés !


Faites-vous plaisir mais autrement qu'en mangeant.

Ne mangez pas vos émotions, exprimez-les.


Mes astuces


Astuce n°1 : y aller petit à petit et remplacer les aliments

Ne vous lancez pas dans des changements de mode de vie du jour au lendemain, du tout au tout. Si vous videz vos placards remplis de snickers, de chips, de biscuits et que vous mettez une belle corbeille de fruits sur votre table alors que d'habitude vous n'en mangez jamais, ça risque de ne pas plaire à votre cerveau et vous allez vous retrouver dans un système de frustration que vous n'arriverez probablement pas à gérer et encore moins sur du long terme. L'idée est d'y aller petit à petit. Terminez votre boîte de snickers et trouvez une recette de snickers « healthy » pour remplacer votre dernier paquet. Lorsque vous avez envie d'un soda par exemple faites-vous un smoothie ou un jus de fruits frais. Si vous avez envie de biscuits, de cookies, cuisinez-les vous -même et diminuez la dose de sucre, adaptez les ingrédients. Si vous avez envie de quelque chose de frais et sucré mangez une pomme bien fraîche... Remplacez vos produits plutôt gras ou sucrés par des produits plus vitaminés et moins caloriques.

Exemple personnel : jeune, j'ai mangé du nutella pendant des années (genre 1 pot par semaine). Je suis ensuite passée à une pâte à tartiner d'une autre marque tout en diminuant progressivement la consommation quotidienne, puis je suis passée à une pâte à tartiner bio (toujours autant de gras et de sucre mais bio), puis j'ai testé une pâte avec juste de la purée de noisette, cacao et un peu de sucre et puis finalement je faisais fondre un morceau de chocolat noir que j'étalais sur une tartine et enfin je m'en suis passée pendant des mois et des mois. Depuis, je consomme de façon très occasionnelle de la pâte à tartiner (bio et peu sucrée) et je le fais en conscience.


Astuce n°2 : boire une boisson chaude

Lorsque vous avez envie de manger, préparez-vous une boisson chaude : thé, infusion, ... De préférence sans sucre évidemment, au pire avec une petite cuillère de sucre roux ou mieux encore, de miel. Le côté chaud de la boisson a vraiment un côté réconfortant pour l'estomac et diminue l'envie de manger.


Astuce n°3 : cuisinez

Mettez-vous à cuisiner vous-même les produits que vous consommez le plus et qui sont à la base de vos « pulsions alimentaires » si vous en avez :). Renouez contact avec les aliments ! Parfois, cuisiner ne vous donne même plus envie de manger ensuite.


Astuce n°4 : exprimez-vous

Exprimez vos émotions, ne les mangez pas ! Tenez un journal à émotion, un journal « alimentaire », écrivez, criez, chantez... Soyez plus en paix avec avec vous-même pour l'être également avec votre façon de manger.


Astuce n°5 : faites du sport

Quand vous avez envie de manger mais que vous n'avez pas besoin de manger, vous êtes à la recherche de plaisir et parfois le sport peut-être aussi une réponse ! Faire du sport libère notamment des endorphines, les fameuses hormones du plaisir :).


Astuce n°6 : recentrez-vous

Méditez, faites du yoga, aller marcher en pleine nature. Recentrez-vous sur vous et vos besoins, vos objectifs à vous, vos envies profondes. La méditation apaise le mental, diminue le flux de pensées (négatives ou positives) et vous permettra donc, au final, de mieux gérer vos pensées et vos envies face à l'alimentation.


Adaptez-vous à VOUS

Soyez bienveillant avec vous-même, vous êtes votre meilleur allié. Soyez indulgent avec vous-même, ne vous dénigrez pas. Vous faites de votre mieux avec votre histoire, votre passé et les contraintes que vous avez dans le présent. Faites un petit pas chaque jour, au bout d'un an vous aurez avancé de 365 pas. Il vaut mieux un petit pas chaque jour qu'un régime draconien équivalent à 30 pas et puis de ne plus avancer le reste du temps (et même : reculer). Prenez VOTRE temps, faites VOTRE état des lieux et adaptez selon VOTRE histoire et VOS besoins. Si vous vous rendez compte que c 'est trop compliqué à faire seul, vous pouvez toujours vous tourner vers des personnes pour vous aider : naturopathe, nutrithérapeuthe, psychologue, sophrologue, coach de vie... N'hésitez pas à chercher la personne qui pourra vous accompagner et vous donner les outils qui VOUS correspondent. J'imagine qu'avec le contexte actuel des consultations à distance sont tout à fait possible. Testez, essayez, adaptez. N'oubliez pas qu'il est normal aussi de ne pas réussir du premier coup, de tester des choses qui ne fonctionneront pas car elles ne seront pas adaptées à vous. Ce n'est pas grave, testez autre chose ! Mais surtout laissez-vous du temps...


Charlotte


Pour aller plus loin :


Je vous conseille d'aller regarder les vidéos de Esther Taillifet. Elle est à la base astrophysicienne, elle a été en surpoids pendant des années, elle a eu des compulsions alimentaires et puis elle a détricoté sa vie, appris à décoder et exprimé ses émotions, fait la paix avec son passé et est devenue coach de vie et coach en perte de poids!






Je n'étais pas prête à l'intensité des contractions pour accoucher. Il ne faut pas enfanter dans la douleur.

Je n'étais pas prête à ce tsunami, cette ouverture au monde, ce déchirement du corps pour mettre au monde mon enfant. Tu aurais dû prendre la péridurale. Pourquoi avoir mal quand peut éviter ?

Je n'étais pas prête à avoir une bouche toute molle collée à mon sein qui n'a jamais été en contact avec autre chose que du coton tout doux. C'est pas grave, passe-le au biberon, regarde on se porte bien nous.

Je n'étais pas prête pour cette proximité constante. Les bébés ça ne dort pas seuls dans une chambre ?

Je n'étais pas prête à ne pas laisser mon bébé pleurer. Laisse-la pleurer, elle fait des caprices.

Je n'étais pas à porter mon bébé pendant 4 ans et à avoir mal au dos. Mais achète une poussette enfin, c'est tellement pratique!

Je n'étais pas prête à remettre en question toutes mes valeurs quand j'ai compris la responsabilité de transmission que j'avais. On a toujours fait comme ça, tu te poses trop de questions.

Je n'étais pas prête à avoir des complications liés à l'allaitement et à passer à côté de la mort à cause de négligence médicale. Après 2 tentatives d'hospitalisation : Bon, on va quand même vous garder hein Madame car votre sein est vraiment moche. Par Jean-Guy, interne et futur médecin.

Je n'étais pas prête à reléguer mes besoins au 167ème rang. Faut faire tout pour ses enfants, des sacrifices, ils passent avant toi.

Je n'étais pas prête à ne pas récupérer mon corps comme avant la grossesse. Zut alors, et la femme toute mince sur Instagram, elle a un corps d'enfer après 2 jours !

Je n'étais pas prête à être encore plus hypersensible qu'avant. Ne te plains pas, tu as de la chance.

Je n'étais pas prête à ne pas pouvoir allaiter. "Oh moi j'ai allaité sans problèmes mes 2 enfants"

Je n'étais pas prête à ne pas être dans les violences éducatives ordinaires. On a toujours fait comme ça (2).

Je n'étais pas prête à ce que mon enfant renvoie des choses sur moi-même que je n'avais pas forcément envie de voir. Ne le laisse pas te marcher dessus, c'est toi l'adulte. C'est comme ça et pas autrement.

Je n'étais pas prête à ne pas être à l'aise avec mes émotions et les siennes. Tu vas en faire un enfant roi (1).

Je n'étais pas prête à manquer de soutien émotionnel. "Tu as voulu un enfant tu assumes" ; "vous ne donnez pas envie d'avoir des enfants" "heureusement que tout s'est bien passé" suite à mon accouchement à la maison ...

Je n'étais pas prête à être une autre mère que celle qui était "programmée".

Je n'étais pas prête à être si fatiguée que je pensais parfois que j'allais en mourir. Tu l'as voulu tu assumes" (2)

Je n'étais pas prête à avoir un enfant que je laisse librement s'exprimer, suivre son propre rythme. Tu vas en faire un enfant roi (2).

Je n'étais pas prête à l'aimer si fort que cela me fait parfois peur.

Je n'étais pas prête à manquer à ce point de sentiment de liberté. Tu l'as voulu tu assumes (3).


J'étais prête à avoir un enfant qui dort dans son lit, qui se calme seul, qui joue seul ou qui regarde la télé. J'étais prête à avoir un enfant non hypersensible, un enfant qui "obéit", qui va en crèche ou à l'école. Un enfant qui suit les adultes, qui se tait et qui fait comme ça parce que c'est comme ça.


Je n'étais pas prête à déconstruire tout ça mais je l'ai fait pour ma fille et mes futurs enfants.


Pour être une autre maman aujourd'hui, je chemine depuis 4 ans et même si c'est parfois extrêmement difficile c'est surtout gratifiant et instructif. Je deviens une meilleure personne, une maman plus appropriée à mon enfant et à une transmission de mes valeurs et de la vie efficace et adéquate.

Respecter les rythmes d'apprentissage de votre enfant, le respecter, ne pas être dans les violences éducatives ordinaires ne fera pas de lui un enfant roi mais un enfant respecté dans ses besoins physiologiques qui aura confiance en lui et en vous. Un enfant qui sera à l'aise pour découvrir le monde.


Peu importe les histoires de chacun, les choix, les difficultés, les doutes, les moments de bonheur, l'amour... Tout ce dont a besoin une mère c'est de soutien.

Soutenons les mamans même si ce qu'elles traversent semblent être à mille lieux de ce que l'on connaît. Soyons tolérants, compréhensifs et présents. Respectons ce qu'elles vivent et ce qu'elles ressentent. Informons-les avec bienveillance et douceur. Si nous faisons cela nous les aiderons déjà énormément !

Prenons soin des mamans, soyons plutôt dans l'accompagnement et l'écoute plutôt que dans le jugement. Nos peurs et nos difficultés ne sont pas celles des autres.


Mon trésor,

mon précieux,

ma merveille.

Reste au chaud, dans la muraille de mes bras.

Laisse-moi, quelques années encore,

faire rempart à la dureté du monde.


Extrait du livre Maman d'Hélène Delforge et Quentin Gréban



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