LE BLOG

La première étape pour se lancer dans un changement de mode de vie c'est de prendre conscience (en conscience) du pourquoi il faut le faire.

Évidemment nous n'avons pas la science infuse, nous n'avons pas toujours directement conscience de notre impact sur l'environnement et nous n'avons peut-être pas l'envie de lire des articles et des études scientifiques chaque jour sur « l'extinction du vivant » (histoire de se booster un coup). Cela peut-être extrêmement pompant en énergie, culpabilisant et difficile d'un point de vue émotionnel.


Alors, pourquoi changer ses habitudes de consommation ?

Simplement parce qu'à chaque fois que l'on achète un objet  ou que l'on consomme (de l'eau, de l'électricité, du bois, du gaz...) nous « grattons », nous "prenons" une ressource de la Terre. C'est d'elle que nous extrayons tout cela et bien souvent on ne lui rend pas assez... Et plus on va "pomper" moins elle aura à nous donner et plus elle va se dérégler et impacter le vivant de façon importante.

Une prise de conscience étape par étape, en modifiant une habitude de vie à la fois. Petit pas par petit pas car c'est comme cela que ça fonctionne. Si vous voulez révolutionner votre mode de vie du jour au lendemain et « tout changer » vous risquez d'aller à l'échec car les frustrations vont être énormes, votre cerveau ne va pas aimer et en pratique cela risque d'être vraiment un travail colossal.



RENOUER CONTACT AVEC LES OBJETS

La meilleure façon d'aider le vivant est de ne pas consommer :) Cela révèle de l'utopie mais pensez-y une seconde... Nous utilisons depuis des dizaines d'année des objets dans notre environnement sans même savoir pourquoi, nous les manipulons toute la journée « par défaut », nous oublions qu'ils sont dans notre maison, nous les négligeons, les maltraitons parfois, nous les jetons car ils nous encombrent, nous sommes vite lassés, nous ne les considérons jamais et certains sont même carrément inutiles et n'ont même jamais été utilisés.

Ces objets sont des « petits » bout de la Terre, ils ont été créés et fabriqués grâce aux matières extraites de celle-ci et que l'on a pu transformer.

Le problème avec notre économie et les objets qui pleuvent par milliers c'est qu'on transforme les ressources de la terre en des choses matérielles, parfois futiles, qui n'ont plus de valeurs, sont éphémères, peu utilisés et parfois pas du tout « biodégradables »... Est-ce que cela du sens ? Avons-nous réellement besoin de tous ces objets ? Quels sont nos VRAIS besoins ? De quoi avez-vous VRAIMENT besoin?

Lorsque vous voulez acheter un nouvel objet, pensez-y avant « de céder » à la tentation. Achetez en conscience. Pensez comment a été fabriqué l'objet, d'où il vient, de quoi il est composé, combien de temps vous comptez l'utiliser, cet achat est-il utile, indispensable ?


ACHETER EN CONSCIENCE

La méthode « BISOU » :

B comme BESOIN : à quel besoin correspond cet achat ?

I comme IMMEDIAT : Ne cédez pas à l'immédiateté. Attendez plusieurs jours avant d'acheter un objet sur lequel vous « flashez » ou qui semble être la chose la plus indispensable qui soit, laissez mûrir l'idée et demandez-vous s'il est réellement indispensable.

S comme SEMBLABLE : ai-je déjà un objet similaire à la maison ? Toujours penser à acheter un objet qui sera multi-fonction. Par exemple : n'achetez pas 1 mixeur, 1 blender et 1 cuiseur soupe mais plutôt un robot qui fait les 3.

O comme ORIGINE : d'où vient ce produit ? Comment a-t-il été fabriqué ?

U comme UTILE : va-t-il être utile sur le long terme ? Va-t-il m'apporter un confort au quotidien ? Comment je m'en passais avant ?


EMPRUNTER L'OBJET

- Si vous en avez besoin « pour une fois », demandez à quelqu'un de vous le prêter plutôt que de l'acheter !- Si vous hésitez, et en fonction de l'objet, vous pouvez aussi très bien demander à une personne de votre entourage de vous le prêter un temps pour faire un test. Par exemple : une machine à coudre, une machine à pain etc. Vous empruntez l'objet 1 ou 2 semaines, vous testez, si ça ne vous convient pas, vous n'achetez pas !


ACHETER D'OCCASION

Si après avoir un peu réfléchi à votre achat il s'avère que ce l'achat doit se faire privilégiez toujours les achats d'occasion dans un premier temps :

Marketplace Facebook

2ème main

Les brocantes

Cash Converters

Troc international

Passez une annonce dans des groupes Facebook


PENSEZ AU TROC

Cherchez près de chez vous un groupe de troc (regardez sur Facebook notamment)


ACHETER NEUF

Si c'est possible, essayez d'acheter local et de soutenir des petits artisans :) Si non, renseignez-vous pour acheter du matériel de bonne qualité qui fonctionnera le plus longtemps possible ou dont les composants de rechange ou les réparations sont possibles.


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Utilisez les objets du quotidien en conscience, faites le point de temps à autre sur les objets qui vous entourent, sur la chance que vous avez de les avoir, de les utiliser, qu'ils vous aident chaque jour et vous libèrent parfois du temps. Analysez ceux que vous n 'aimez pas, qui ne vous mettent pas en joie, ceux qui ne vous servent plus : vendez-les, donnez-les. Et tentez d'acheter plus en conscience lorsque vous avez vraiment besoin.


Bon cheminement,


Prenez soin de vous et de votre environnement :)


Charlotte



Depuis tout temps l'être humain apprend par lui-même alors en quoi l'école est-elle vraiment indispensable ?


« Dans le monde entier, l'école nuit à l'éducation parce qu'on la considère comme seule capable de s'en charger. Et beaucoup en viennent à croire que si de nombreux échecs prouvent que l'éducation demeure être une tâche coûteuse, d'une complexité incompréhensible, que c'est une alchimie mystérieuse, la recherche, pourquoi pas, de la pierre philosophale ».

Ivan Illich dans une société sans école



Si j'avais suivi mon intuition et mes élans d'apprentissage je serais bien plus avancée dans ma vie et dans mon cheminement personnel aujourd'hui. J'aurais acquis beaucoup de savoirs et de compétences et j'aurais probablement un métier lié à ces acquisitions. Depuis toujours, j'ai l'impression que l'on me renvoie sans cesse que lorsque je m'écoute, que j'écoute mon intuition que je suis dans le faux et dans le mauvais. J'ai toujours « sauté d'une branche à l'autre », d'un projet à un autre car une fois que j'avais fait le tour et appris ce dont j'avais besoin, je passais à un autre apprentissage ! En fait, c'est tellement logique et sensé de fonctionner ainsi. Cela n'a aucun sens de devoir se forcer à aller au bout de quelque chose qui ne nous intéresse pas. Cela montre simplement que l'on est servile et qu'au nom d'une cause ou pour quelqu'un d'autre nous sommes capables de réaliser et de faire des choses qui ne nous correspondent pas et même qui nous font parfois du mal.


Et pourtant... L'être humain apprend par lui-même depuis des millénaires. Cette façon d'apprendre naturellement et de se nourrir en fonction de ses besoins n'est pas compatible avec l'école « instrumentalisée ». Cette école n'a pas pour but premier de répondre à nos besoins mais de répondre aux besoins de ceux qui attendent que des individus fassent ce qu'ils attentent d'eux.

Aujourd'hui, je comprends mieux pourquoi. Si on te gave de matière ou d'apprentissage avant que tu ne te sois posés des questions en rapport avec ces apprentissages, c'est prendre le concept à l'envers. Lorsque tu te poses des questions sur un sujet essentiel pour toi et qui va te faire avancer dans ta vie, tu vas faire en sorte de trouver des réponses et tu vas apprendre extrêmement rapidement car sur cet instant T tu en as besoin et tu es motivé.


Être et devenir


J'ai regardé ce magnifique reportage qui traite du « unschooling » c'est-à-dire du fait de ne pas aller à l'école. L'instruction se fait en famille et de façon libre. On y rencontre donc au fil du film des familles dont les enfants ne vont pas à l'école. Ils apprennent « seuls », par eux-mêmes dans l'environnement dans lequel ils vivent. Leurs parents répondent à leurs questions, leur donnent des livres, des outils en fonction de leurs demandes et de leurs centres d'intérêts. Les parents accompagnent les enfants, les enfants les suivent dans leur vie, ils ne leur « imposent » rien en terme d'apprentissage. Le devoir de parent c'est de donner confiance à l'enfant de sorte qu'il puisse apprendre tout ce qu'il désire. En tant que parent qui pratique le unschooling, accompagner ses enfants n'est pas un sacrifice mais un partage de vie. Ils partagent leur vie avec leurs enfants et les enfants s'imprègnent de ce que ce partage de vie leur offre.

Dans le unschooling, le succès n'est plus lié aux diplômes, à l'argent et au fait de l'accumuler mais réside dans le fait de privilégier l'équilibre et le bien-être de la personne.

Le unschooling permet à l'enfant d'être libre et autonome dans ses apprentissages, il apprend par lui-même, de façon naturelle et biologique. Il y a moins d'interventions parasites dans le développement naturel de l'enfant, on le laisse se développer et apprendre à son propre rythme.

Il n'y a aucune notion de réussite ou d'échec dans l'apprentissage autonome, il n'y que des apprentissages, point.

Cette pratique est plus répandue en Angleterre où pour eux, l'instruction et l'éducation relèvent des familles et pour ceux qui ne veulent pas s'occuper de cette tâche, il y a les écoles.

Aujourd'hui, je remarque que quand je laisse ma fille vaquer à ses occupations, elle est libre, calme et sereine. Elle nourrit ses propres intérêts pour apprendre, évoluer, grandir.


Dans le unschooling, on est libre d'être qui on veut, il n'y a pas de comparaison, pas de concours, pas de classements, pas de « meilleurs », pas de « moins bons », pas de « faibles »... Il n'y a que des individus, que des personnes, que des gens qui vivent et apprennent :)


Attention, je ne suis pas en train de dire que les écoles "c'est le mal" et qu'il ne faut plus y mettre ses enfants. Certaines familles aujourd'hui n'ont pas le choix, l'école est la norme dans notre pays, certains enfants sont mieux à l'école que dans leur famille, l'école est salutaire pour bien des enfants. Ce que je soulève ici comme piste de réflexion c'est tout d'abord qu'il est possible de faire autrement (de s'instruire autrement) mais qu'il est aussi indispensable de repenser les écoles, l'enseignement et l'éducation pour nos enfants pour que celles-ci soient dirigées vers les besoins des enfants et non pas sur ce que l'on attend d'eux, au détriment parfois de leur bien-être et de leur santé mentale.


Pour aller plus loin : 


Des lectures :

Ivan Illich : "Une société sans école"

Céline Alvarez:"Les lois naturelles de l'enfant"

Céline Alvarez: "Une année pour tout changer"

André Stern : « Jouer »

Alexander Sutherland Neill : « Libres enfants de Summerhill"


Le film : être et devenir


Exemples de familles pratiquant le "unschooling" aujourd'hui :

Helomaterne (famille française expatriée en Angleterre)

Bambichoses (famille française)

FamilyCoste (Famille franco-belge expatriée au Mexique)

Elodie Crepel (Famille française)


J'espère que cet article vous aura plu :) N'hésitez pas à le partager si c'est le cas, à le commenter, à échanger avec moi.


Prenez soin de vous et de vos enfants :)

Mis à jour : 29 mai 2020

Mélanie a 29 ans, elle est infirmière indépendante, elle habite Liège avec son compagnon, leur petite Louison de 2 ans et 1/2 et leur chien Hatchis. Et bientôt, une quatrième petite humaine viendra rejoindre leur douce famille !


Devenir maman


Mélanie a su très tôt qu'elle deviendrait maman ! Animatrice au patro, elle a passé quelques années à s'occuper d'enfants. Plus jeune, elle jouait beaucoup avec ses bébés et leur donnait des prénoms, c'était une évidence pour elle qu'elle serait maman plus tard !

Mélanie est quelqu'un qui vit au jour le jour, elle ne s'était jamais vraiment projetée dans le rôle de maman, elle l'a laissé venir à elle :). « Je ferais comme je pourrais ! », voilà ce qu'elle s'était dit :) Attirée par la maternité depuis toujours, elle a malgré tout visionné en amont des reportages, des vidéos et lu des témoignages, elle s'est toujours informée naturellement sur ce sujet.


Son accouchement à la maternité


« Il y avait beaucoup d'accouchements, j'entendais crier, ça courrait partout... »

Après une soirée au restaurant les contractions sont arrivées et Mélanie et son compagnon sont partis à la maternité. Là-bas, on l'examine mais son col est ouvert à 2 centimètres. On l'invite donc à aller marcher, elle se retrouve sur le parking de l'hôpital à 1h du matin à faire des tours pendant de loooongues minutes. Elle a ensuite perdu le bouchon muqueux en se rendant aux toilettes mais son col n'avait toujours pas bougé. L'équipe médicale hésite à la renvoyer chez elle car l'hôpital est bondé et qu'il n'y a pas de place. Elle finit par croiser sa gynécologue – à savoir qu'elle avait déjà eu 4 décollements des membranes car sa date prévue d'accouchement était passée -. Son col est finalement ouvert de 5 cm donc ils la gardent. Elle va en chambre, fait un lavement, elle s'apprête tranquillement. Les contractions continuent et la péridurale lui est réalisée pendant la nuit. « Il y avait beaucoup d'accouchements, j'entendais crier, ça courrait partout... » me dit Mélanie. De quoi mettre une bonne ambiance ! Avec les produits, Mélanie vomit et s'épuise. Vers 14h, elle commence à pousser mais le bébé ne sort pas, on lui pousse sur le ventre, on essaie avec les forceps... C'est finalement à 15h15 qu'elle part en césarienne d'urgence.Il y avait beaucoup de monde dans la salle d'opération, Mélanie saura plus tard qu'ils étaient tous curieux de rencontrer ce bébé qui tardait à sortir ! Certains ont même dépassé leur heures de travail pour rester et rencontrer Louison :). Une fois la petite Louison sortie, Mélanie entend les paris sur son poids ! Finalement elle avait un poids tout à fait dans les normes : 3kg500. Elle retourne ensuite en salle d'accouchement car il n'y avait plus de place en maternité. Elle se souvient que sa cicatrice saignait fort, on lui avait mis une poche de sable pour maintenir la plaie. « Je n'ai jamais vu autant de sang sur un pansement » lui dit une sage-femme. De quoi être bien rassurée! Elle se souvient aussi de sa première toilette plutôt brute avec une infirmière...Elle a finalement pu migrer vers une chambre normale vers 22h au moment du feu d'artifice des coteaux de la citadelle à Liège, pour ceux qui connaissent :) Elle aura passé en tout 5 jours à l'hôpital.


Son allaitement


« J'ai repris le travail après 3 semaines, quand je rentrais, je la remettais au sein et quand je n'étais pas là, je tirais mon lait dans la voiture entre 2 patients. »

L'allaitement s'est mis en place tout de suite et s'est très bien passé. Mélanie a allaité 11 mois. La petite Louison s'est mise au sein rapidement !Elle a repris le travail 3 semaines après l'accouchement, elle a donc commencé à tirer son lait pour que Louison puisse en bénéficier lorsqu'elle était en déplacement. Le papa et elle se relayait ensuite les grands-parents ont pris le relais et après 2 mois elle a intégré la crèche. « Quand je rentrais du travail, je la remettais au sein et quand je n'étais pas là, je tirais mon lait dans la voiture entre 2 patients ». Les femmes sont des guerrières !


Travail et vie de maman


« Avec le travail c'est quand même compliqué. Je réfléchis à peut être prendre un mi-temps, surtout avec la 2ème (#teamfilles) qui arrive et je pense arrêter d'être indépendante. Je suis trop absente à mon goût. Il y a la fatigue liée à mon travail, j'ai l'impression de ne jamais être à 100% avec Louison. Je n'ai soit pas le temps avec le travail soit pas d'énergie. »

Pour son deuxième bébé, Mélanie a décidé de prendre son congé maternité en entier soit 9 semaines au lieu de 3 et puis elle verra. Elle est en pleine réflexion concernant une réorientation professionnelle. « Mon équilibre entre le travail et mon rôle de maman est difficile à trouver. Je me suis dit que quand j'allais être maman ça allait m'aider à être moins stressée par le boulot mais en fait non. Je fais souvent passer mon boulot devant, j'ai du mal à ce que mon boulot n'empiète pas sur ma vie privée. Je suis très stressée. Je sais que je vais avoir des mails, des messages de mes collègues, le lien avec mon travail n'est jamais rompu et me pèse. »

Le manque de congé est problématique aussi, elle prend 15 jours de congés par an, c'est trop peu. « J'ai du mal à lâcher pendant les vacances. J'ai du mal à couper le cordon avec mon métier. Quand je prends congé, je culpabilise. »On culpabilise toujours en tant que maman, on a toujours l'impression de ne pas en faire assez mais elle voit malgré tout que sa fille se développe bien et qu'elle est bien entourée ! « Je suis en pleine réflexion, je souhaiterais vraiment trouver cet équilibre professionnel/vie de maman.» Et c'est tout ce que l'on te souhaite <3


Merci à toi pour ce partage !


Prends soin de toi, joyeuse fin de grossesse :)